Les Justes/lu d'Albert Camus

 

 

Un acte théâtral atypique

 

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Albert Camus

En février 1905, à Moscou, un groupe de terroristes appartenant au parti socialiste révolutionnaire organisait un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du tsar. Cet attentat et les circonstances singulières qui l’ont précédé et suivi font l’objet des Justes. Si extraordinaires que puissent paraître, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire que Les Justes soit une pièce historique. Mais tous mes personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis. J’ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai.

J’ai même gardé au héros des Justes, Kaliayev, le nom qu’il a réellement porté. Je ne l’ai pas fait par paresse d’imagination, mais par respect et admiration pour des hommes et des femmes qui, dans la plus impitoyable des tâches, n’ont pas pu guérir de leur cœur. On a fait des progrès depuis, il est vrai, et la haine qui pesait sur ces âmes exceptionnelles comme une intolérable souffrance est devenue un système confortable. Raison de plus pour évoquer ces grandes ombres, leur juste révolte, leur fraternité difficile, leurs efforts démesurés qu’elles firent pour se mettre en accord avec le meurtre – et pour dire ainsi où est notre fidélité.

 

Albert Camus, Préface à la pièce — 1949

LA SINGULARITE DU PROCESSUS DE CREATION DE L’INFINI

 

Au cours du XXème siècle, la peur et le rejet de l’autre se sont peu à peu accentués à la suite des différents courants migratoires, qui ont généré un brassage des populations et des cultures sans précédent.

 

Plus récemment, tout proches de nous, des événements terrifiants générés par le fanatisme et le radicalisme, ont eu pour effet de stigmatiser des cultures et des croyances, divisant les populations à cause de leurs divergences, alors que les différents horizons et points de vue sont, à l’inverse, tellement porteurs de richesses non exploitées ou restées muettes.

 

 

C’est cette richesse que notre projet de lecture-spectacle des Justes entend cultiver en la mettant au jour à travers la rencontre de participants issus de différents milieux socio-culturels. Une rencontre fertile, puisqu’elle donnera aussi lieu, à des animations débats pour tous.

Dominique Serron

DISTRIBUTION 

Conception: Dominique SERRON

Assistante: Florence GUILLAUME

Avec, en alternance: Toni D’ANTONIO, Alexia DEPICKER,  Abdel EL ASRI, Florence GUILLAUME, Vincent HUERTAS, François LANGLOIS, Fabrizio RONGIONE, Luc VAN GRUNDERBEECK et Laure VOGLAIRE.

Création : Les 21 et 22 mars 2017 au Théâtre de la Vie.

Une production de l’Infini Théâtre.

l’INFINI Théâtre reçoit le soutien du Théâtre de la Vie, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Cocof et de la Loterie Nationale.

Prochaines Dates

Le 10/01/2018 à 20:00 | Eden – Charleroi à Charleroi | Infos & Réservations| Ajouter à votre iCal