DéCAmÉron 20.20

 La seule chose qui soit vraie dans les histoires c’est pourquoi on les raconte. 

En écho au contexte de la crise que nous traversons actuellement, Dominique Serron et sa compagnie proposent de redécouvrir Le Décaméron, œuvre majeure et pilier de la littérature européenne et humaniste, composée entre 1349 et 1353 par un jeune Boccace, témoin d’une époque ravagée par l’épidémie de peste. Cette œuvre gigantesque et généreuse dit avec adresse des vérités universelles.

L’humain y occupe le centre du tableau, la femme y tient une place d’honneur, les questions philosophiques soulevées sur un ton amusé, parfois grivois, satyrique ou tragique, ouvrent la pensée à la dialectique la plus moderne.

Dans le contexte obscur de la grande peste, Boccace propose, comme issue à l’épidémie, un remède pour le moins inattendu : avouer qui nous sommes en racontant des histoires. La peste, n’est pas seulement là où on le croit, elle est surtout la métaphore symbolique de ce qui nous « empêcherait » d’être nous-même, elle est ce qui nous empeste l’existence, nous tire vers le bas, nous fait peur, nous condamne à rester muet.

Cette peste-là, ne s’attrape pas de l’autre, elle est en chacun de nous. L’auteur nous invite à raconter des histoires, à jouer, à chanter pour «se soigner », se protéger et sublimer l’obscurité en choisissant de se rapprocher de notre désir le plus profond, de notre ambition de devenir pour apparaître à nous-mêmes. La force de nos récits nous placent au cœur du réel et rend disponibles aux discernements les plus subversifs.

Alors que nous tentons de trouver la force de continuer à affronter notre interminable isolement forcé par la crise sanitaire, jamais la réponse de Boccace à la tyrannie de la mort n’a à ce point fait écho à nos vies. A la noirceur de la maladie, au tableau des ténèbres et du chaos, il oppose la lumière de la création, la beauté de la nature verdoyante et une structure sociale toute nouvelle. Nous voulons répondre aux attaques pandémiques à la manière de Boccace, grâce à la création.

Pour faire résonner cette philosophie, ce projet veut provoquer et sublimer la rencontre, recréer du lien social et humain, relier la salle et la scène, le culturel et le social, la grande littérature et les petites fables de l’ordinaire, en nourrissant le présent de l’expérience de l’Histoire.

Vous ne pouvez comprendre quel moment de bonheur vous nous avez offert (…) Outre la découverte de cette oeuvre majeure qui montre toute l’importance de « raconter des histoires » pour repousser le présent et ses horreurs, quel jeu de votre troupe d’acteurs! Que ce fût fort, direct, beau et souriant. Tout en agitant nos zygomatiques. (…) Un tout grand merci pour votre apport.

Jean et Jo, spectateurs à la représentation du 22 août 2021 au Festival Théâtre au Vert de Thoricourt

Merci pour ce spectacle. J’en reviens, dans tous les sens du terme, des acteurs magnifiques, si différents et qui s’accordent et puis une scène.

Catherine, spectatrice au Centre Culturel de Bertrix

Les ateliers d'écriture

La compagnie organise, en collaboration avec les opérateurs culturels, des ateliers d’écriture animés par les artistes de l’Infini Théâtre.

A cet endroit, à travers des ateliers d’écriture, nous espérons, en invitant ceux qui le désirent, dans un esprit de transversalité, rencontrer des lieux diversifiés et des personnalités les plus variées pour, tels les narrateurs du Décaméron, nous réinventer ensemble.

L’objectif est de donner une juste place à chacun en libérant la parole et profiter du retentissement que les histoires du Décaméron provoquent sur la découverte de soi.

Nous espérons, en invitant ceux qui le désirent dans un esprit de transversalité, rencontrer des lieux diversifiés et des personnalités des plus variées pour, tels les narrateurs du Décaméron, nous réinventer ensemble.

 MENTIONS LEGALES  

Une création de l’Infini Théâtre en coproduction avec le W:halll. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Service Public Francophone Bruxelles. En collaboration avec visit.brussels.